Ergonomie des logicielsQue signifie le terme ergonomie ? L’ergonomie (ou l’étude des facteurs humains) est la discipline scientifique qui vise la compréhension fondamentale des interactions entre les êtres humains et les autres composantes d’un système, et la mise en Les ergonomes contribuent à la conception et à l’évaluation des tâches, du travail, des produits, des environnements et des systèmes en vue de les rendre compatibles avec les besoins, les compétences et les limites des personnes. Son nom provenant du grec ergon (travail) et nomos (lois) pour la désigner la science du travail, l’ergonomie est une discipline qui utilise une approche systémique dans l’étude de tous les aspects de l’activité humaine. Les ergonomes praticiens doivent posséder une large compréhension de l’ensemble du champ de la discipline car l’ergonomie préconise une approche holistique qui tient compte de facteurs physiques, cognitifs, sociaux, organisationnels, environnementaux et autres. Il est fréquent que les ergonomes œuvrent dans des secteurs économiques ou des domaines particuliers. Mais ces domaines ne sont pas mutuellement exclusifs et ils changent constamment : de nouveau secteurs émergent, d’autres s’ouvrent à de nouvelles perspectives. Les apports de l’ergonomie : Au niveau de l‘opérateurs : une plus grande efficacité de leurs conduites opératoires, leurs satisfaction, leurs confort, lisibilité de sorties et aide à l’utilisation et à l‘apprentissage. Au niveau de l’entreprise : l’amélioration de la productivité, la diminution des accidents de travail et la rédaction de documents et de manuels destinés à l’utilisateur. Les conséquences d’une mauvaise ergonomie : la confusion s’il est submergé par l’information, perdu dans les détails. la frustration s’il n’atteint pas son but sans comprendre le comportement du système. la panique s’il fait des erreurs qui détruisent son travail. le stress si les temps de réponse sont incompatibles avec la pression de l’environnement. l’ennui si le système est lent pour des actions apparemment simplistes. L’ergonomie des logiciels : Avant tout, on peut dire qu’il y a un paradoxe entre l’ergonomie et la programmation. En effet, si on prend l’exemple du FORTRAN (ou du COBOL), ce sont des langages relativement ergonomiques (très libre pour le FORTRAN : déclarations implicites, …) mais catastrophiques d’un point de vue informatique. On a donc développé des langages qui amélioraient la structure informatique mais qui sont devenus nettement moins ergonomiques (ex : C, Assembleur). Son but est de permettre la meilleure comptabilité possible entre les opérateurs et les systèmes informatiques. Cette comptabilité communicationnelle peut être recherché aux différents niveaux de l’interaction : perceptivo-moteur, linguistique, et au niveau globale de l’activité. Ergonomie logicielle = ergonomie de l’écran. L’ergonome est présent à tous les points de vue, y compris au moment de la définition du projet, il sert d’interface (encore) entre l’informaticien et l’utilisateur. Le langage naturel permet de concevoir des interfaces très ergonomiques. Le langage naturel peut être trop vaste pour le problème ciblé. L’utilisateur n’a pas la possibilité d’être concis et d’adresser le problème directement en ne mentionnant que les éléments clés. Il faut savoir que notre langage comporte beaucoup de mots “bruits”. L’ergonomie des logiciels définit comme étant la discipline étudiante, la conception et l’utilisation des interfaces homme-ordinateur. De l’ergonomie physiologique à l’ergonomie cognitive : Ergonomie physiologique : Concerne les aspects posturaux et les mouvements (=étude de l’activité du niveau moteur), il est lié à l’activité motrice et à l’espace de travail. Dans ce contexte on parle d’aspect situationnel. L’homme dont on considère l’interaction situationnelle avec l’objet est appelé utilisateur. Aménagement du poste de travail en informatique (= travail à l’écran) : Posture idéale au niveau de la hauteur du siège : le plat des mains sur le clavier doit être le prolongement des avant bras, une repose pied n’est pas toujours inutile. Principalement des plaintes concernant les yeux, la tête et le dos. Plusieurs sortes de douleurs du point de vue des yeux et de la tête : o Picotement des yeux : symptômes oculaires. o Vision trouble, yeux brumeux, franges colorées : symptômes visuels. o Céphalées frontales ou occipitales : maux de tête. o Vertiges. L’écran ne doit pas être mis en cause dans tous les cas, par exemple les céphalées peuvent être causées par un niveau sonore perpétuel trop élevé que pour qualifier le lieu de calme. Quelles sont les causes physiologiques de problèmes ? o L’âge. o La nécessité de fixer l’écran (distance de 50cm, par exemple) et des documents (distance moindre), d’ou une fatigabilité de l’œil. Peut entraîner la presbytie à long terme. La presbytie est le vieillissement du muscle permettant l’accommodation, c’est à dire le cristallin, ce qui rend la vision de près difficile. La législation européenne impose un contrôle permettant de discriminer les causes de problème de vue : “naturelles” ou ordinateur. Dans le cas d’une presbytie causée par le travail à l’écran, la législation oblige l’entreprise à payer des lunettes bifocales. o Correction du problème de vue dans la vie courante qui n’est pas possible avec l’écran (par exemple rapprocher une feuille de papier pour compenser une presbytie) les problèmes surgissent lors du travail à l’écran alors qu’ils existaient déjà. o Etat de santé. o Médicaments éventuellement pris. Quelles sont les causes ergonomiques de problèmes ? o Les couleurs de l’écran : tout ce qu’on peut dire c’est que des couleurs de longueur d’onde très différentes obligent une adaptation de la rétine perpétuelle quand on passe d’une couleur à une autre (couleur projetée à un endroit différent sur la rétine). o Contraste entre le sombre d’un affichage blanc sur noir et le clair d’un document papier (noir sur blanc), fatiguant en cas de passage perpétuel du papier à l’écran. Ceci est dû au fait que la rétine s’adapte à la quantité de lumière qui lui tombe dessus (processus chimique dans les bâtonnets ?), avec un passage contraste positif / négatif, cette adaptation est perpétuelle. o Luminance : quantité de lumière émise. Le contraste est le rapport entre deux luminances. En ergonomie on aime bien les contrastes faibles, c’est-à-dire de 1 à 20 (contraste tableau vert / mur blanc = +- 50). o Reflets : en ergonomie, on n’aime pas les lumières se projetant directement sur un écran. Deux sortes de reflets : Reflets spéculaires : point précis sur l’écran. Reflets diffus : luminosité se projetant directement sur l’écran. Effet de bord des reflets : pour éviter un reflet, les gens changent de posture ce qui provoque un maux de dos potentiels. o L’écran peut aussi servir de bouc émissaire concernant des plaintes que les gens ont à formuler au niveau de l’organisation en elle même. o Durée du travail à l’écran : on fixe 4 heures comme limite. Après cela, il faut une pause. On n’a jamais pu prouver que l’écran émettait des radiations nocives. Au fait quelles sont les radiations émises par un écran ? o Radiations ionisantes (ex : rayons X) : environ 10 à 100 fois inférieures au niveau minimal admissibles. Le rayonnement X naturel est plus fort que celui du tube. o Radiations optiques (visibles, IR ou UV) : les UV favorisent les cancers (mélanomes malins), la cataracte mais la quantité ici est inférieure à celle d’un néon. o Electromagnétiques (hertziennes = fréquences basses) : émises surtout sur les cotés (et vers l’arrière. o Électrostatiques : électricité statique. Troubles posturaux liés au travail à l’écran : Les troubles posturaux peuvent être causés par le travail à l’écran étant donné que celui ci rigidifie la position de l’utilisateur. Il y a donc des contraintes statiques du point de vue des muscles, dès lors accumulation d’acide lactique, ce qui peut causer des douleurs (crampes). En conséquence, la posture idéale n’existe pas, il y a un ensemble de postures qui permettent de conserver le confort par rapport au poste de travail. o Les parties sensibles lors du travail à l’écran sont les suivantes : Les bras : il faut une posture permettant de reposer les bras. Les mains (poignets) : un repose poignet n’est pas inutile. Par ailleurs pour garder les poignets dans la prolongation des avants bras (c’est à dire pas tordus) les claviers en “V” peuvent être utiles. Le bas du dos. La nuque. o Un problème typique lorsque l’on tape au clavier et plus généralement dans les mouvements répétitifs : le R.S.I. (Repetitive Strain Injury). Le RSI est en fait une usure prématurée des cartilages due aux µ frottements introduits par les mouvements répétés et locaux. Par conséquent, le cartilage blessé cicatrise, ce qui peut causer de l’arthrose car la partie cicatrisée ne remplit plus son rôle de cartilage. o Un autre problème lié au travail à l’écran est le mal au dos. Celui ci est dû à une posture incorrecte qui entraîne une déformation des disques cartilagineux. La valeur ajoutée de l’ergonome n’est pas dans la détection des problèmes car n’importe qui peut se rendre compte qu’une interface n’est pas ergonomique, mais dans leur correction. Notre valeur ajoutée est dans le fait de savoir proposer dans chaque cas spécifique des modifications pour rendre l’interface ergonomique. Ergonomie cognitive : L’ergonomie cognitive a trait au fonctionnement intellectuel. Elle considère l’homme comme une unité de traitement dans un système d’information. L’homme réagit à des signaux : Quels sont-ils ? Quelles sont les représentations qu’on en a ? Quelles sont les réactions résultantes ? Dans le traitement des signaux, l’homme met en jeu trois fonctions et deux zones de stockages : o Les fonctions : Réception : Conversion auditif, olfactif, visuel, tactile, etc… en analogique (influx nerveux) + tri entre ce qui est un signal intéressant et ce qui ne l’est pas. Identification et discrimination : attribution d’une nature aux signaux et discrimination consciente des signaux inutiles. Interprétation : attribution d’un sens (une sémantique ?) aux signaux. o Les zones de stockage : La mémoire immédiate : de capacité limitée. La mémoire à long terme. lundi 11 août 2008, par administrateur Répondre à cet article |